Quel est le Président qui a donné son nom au chemin, appelé ensuite route et avenue, qui menait au château ?
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Il fut nommé ainsi par les villageois en hommage à Pierre Paul Gilbert de Voisins, leur dernier seigneur, qui était président à mortier au Parlement de Paris. Sous l'ancien régime, les 11 parlements étaient les plus hautes institutions de justice, équivalentes aux cours d'appel ; ils étaient organisés en chambres, comprenant des conseillers, assesseurs de justice, et des présidents (de séance). |
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Les présidents à mortier, avaient acheté leur charge ou en avaient hérité ; ils étaient sous l'autorité du premier président, nommé par le roi. Le nom de leur fonction venait de la coiffure des juges toujours en vigueur. |
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L'avenue Georges Clémenceau
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Nous commencerons par la première partie, de l'intersection avec la rue du Port et la rue de la Ravine jusqu'à celle avec la rue de Poissy et la rue Gallieni. Nous désignerons chaque côté de l'avenue, en fonction de sa position dans ce sens de progression. L'avenue du Président prit en 1923, dans cette partie basse, le nom du Tigre devenu le Père la Victoire. Georges Clémenceau ne fut pas élu à la Présidence de la République mais nommé deux fois Président du Conseil. |
Lotissements d'anciens grands terrains
Sur le côté gauche, les parcelles proviennent de la vente par lots de l'ancien potager du château et de la prairie de la Nourrée. Sur le côté droit, le lieu-dit, constitué de terres cultivables, était appelé Le Clos du Pape (ou Clos au Pape).

L'ancien potager du château
Il occupait l'espace actuel la place de l'Eglise (ou place du Sophora) et du début de l'avenue Clémenceau, où se trouvent les commerces. Le potager fut vendu en 1887 par les propriétaires du château, Marie-Henriette Paradis et son second époux, Louis-Auguste Dupont.
La prairie de la Nourrée
Cette ancienne prairie s'étendait entre le chemin du Président et la Seine.
Une prairie, souvent inondée
Le nom Nourrée se rencontre également dans d'autres communes du
département : Bennecourt et Cherence (situées en bordure de la Seine)
ainsi qu'à Oinville sur Montcient et à Nezel. Il pourrait être dérivé du
mot noue, qui a deux sens :
1. Ancien lit d'un cours d'eau où les eaux ont une tendance à revenir en
cas de débordement.
2. Par analogie, terre grasse et humide, servant à la pâture des
bestiaux.
Il est vraisemblable que la prairie de la Nourrée, souvent recouverte par les eaux de la Seine, lors de ses crues, présentait les caractéristiques d'une terre grasse, humide et froide.
Le lotissement
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La prairie n'avait pas été séquestrée après la Révolution comme les autres biens du seigneur Pierre Paul Gilbert de Voisins. Son fils et sa fille la vendirent en 1807 à Alexandre Prévost. Le terrain fut traversé par les voies de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen. La partie principale fut vendue, en 1881, par un fils d'Alexandre Giraux, agriculteur villennois, qui l'avait acquise. La villa construite sur le premier des 7 lots se trouve rue de Poissy. |
Le Clos du Pape

Ce nom, écrit "Le Clos au Pape" sur le plan du cadastre napoléonien de 1821, évoque un vignoble, qui aurait pu appartenir à l'abbaye, dont dépendait l'église Saint-Nicolas : les moines-vignerons bourguignons réservaient au pape leurs meilleurs vins provenant de la partie haute de leur clos et à l'évêque ceux venant du milieu ; ils buvaient eux-mêmes les moins bons, issus des vignes de la partie basse. Les vignes étaient nombreuses à Villennes, à la fin du XVIIIe siècle, en particulier de part et d'autre de l'actuel chemin des Groux que nous allons bientôt parcourir.
La première partie du Clos au Pape avait été sortie du domaine seigneurial avant la Révolution : Pierre Paul Gilbert de Voisins avait vendu le terrain à Michel Conté et à son épouse, Suzanne Lamiraux, qui y construisirent certainement la première maison. L'autre partie du terrain, la plus grande, divisé devint, au fil des successions, la propriété de la famille Binet.
Les tilleuls
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Qui a fait planter ces arbres bien alignés sur chacun des trottoirs ? Il a été propriétaire de plusieurs villas dans cette avenue : Émile Havez, le maire, avait proposé, pendant son court mandat en 1897, de les fournir ; le conseil municipal accepta à condition qu'ils fussent des tilleuls. |
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Par contre, les tilleuls avaient été enlevés devant les commerces, certainement pour faciliter leur accès et la circulation des piétons. En une décennie, la circulation avait fortement augmenté et dut être réglementée au moyen de deux panneaux : l'un interdisait de doubler, l'autre portait la mention Attention 30 Km à l'heure. |
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Les maisons construites sur l'ancien potager du château
La maison du plombier
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La première maison, à l'angle de la rue du Port, était celle d'un plombier-couvreur, A. Truet, qui y avait son atelier. Spécialiste de l'hygiène, il proposait des installations d'hydrothérapie. |
Les Villennois les plus anciens ont bien connu sa fille qui a été l'une des institutrices du village.
La Sauge
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La sauge était-elle l'une des plantes qui étaient cultivées dans le jardin potager du château ?
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La propriétaire la plus célèbre a été, dans les années 1970, la comédienne Nicole Courcel. |
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Elle a a joué dans de nombreux films, au cinéma et à la télévision, et dans divers théâtres :
- 42 films (1948-1979),
- 18 téléfilms (1955-2004),
- 18 pièces de théâtre (1952-1982).
La Roseraie
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La villa suivante, non visible de la rue, appartint, dans les années 1950, à un dentiste de Poissy. Le Dr Célerier dispensait, un ou deux jours par semaine, des soins dans son cabinet, installé de manière rudimentaire dans une dépendance de cette maison. |
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Un jour, sortant rapidement d'un immeuble, il se heurta à une femme d'une quarantaine d'années, qui lâcha ses sacs emplis des provisions qu'elle venait d'acheter. Son exclamation Goodness gracious !, lorsqu'elle le reconnut, indiquait son origine anglaise. S'excusant et l'aidant à ramasser ses affaires, il l'identifia à son tour et lui demanda : Adjudant-chef Travers, ce coquetier vous avez fini par le trouver ?. Cette anecdote et leur rencontre en Italie après la libération de Rome ont été racontées par Susan Travers dans son ouvrage Tomorrow to be Brave, publié en France sous le titre Tant que dure le jour. |
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Ils se racontèrent, autour d'un café, ce qu'ils étaient devenus depuis les moments qu'ils avaient partagés en juin 1944. Le Dr Célérier avait épousé une fille de Maître Binet, notaire à Poissy, descendant d'une ancienne famille villennoise. Il devint le dentiste de Susan Travers, qui habitait depuis peu de temps dans la ruelle de la Lombarde. Cette femme, qui s'illustra à Bir Hakeim auprès du futur Général Koenig et fut la seule femme admise dans la Légion étrangère, y résidera 17 ans.
La villa Elisabeth
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Qui était Elisabeth ? Certainement, la propriétaire de cette villa au toit à la Mansart.
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Grand Trianon / Le Verger
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L'homme de lettres Pierre Decourcelle acquit, en décembre 1900, la villa alors nommée Grand Trianon, reconnaissable par son toit en terrasse. Son propriétaire, Emile Havez, le maire qui habitait un peu plus loin, venait de décéder sans avoir pu finir sa construction. |
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Pierre Decourcelle termina les travaux de la villa et la renomma Le Verger. |
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Les escaliers de bois entre la terrasse et le jardin ont disparu.
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Celui-ci est toujours planté d'arbres fruitiers. |
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La maison suivante, construite dans le style de la villa, ne fait plus partie de la même propriété ; elle a ét baptisée récemment Villa Marquise.
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Ce bâtiment n'était pas la maison du gardien de la propriété de Pierre Decourcelle. Il est plus récent car il n'est pas visible sur cette photo d'une équipe d'ouvriers travaillant, vers 1910, sur les voies du chemin de fer. On y aperçoit la villa Le Verger et la suivante. |
Bon Accueil
Le maire, Emile Havez, qui habitait la villa Beau Séjour, a fait construire cette maisons sur une partie du terrain de la villa Grand Trianon. La construction n'était pas entièrement terminée lors de son décès en 1899.
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Le locataire l'a alors achetée avec la caution de Madame Parvery : Henri Guillaume possédait et dirigeait l'hôtel Langham à Paris. Celui-ci avait accepté les plans de l'architecte Emile Hurtré. Il lui confia la construction du magnifique restaurant de son hôtel qui, redécouvert et restauré, est devenu l'actuelle Fermette Marbeuf. |
| La
façade triangulaire du porche est originale, mais elle a perdu son
clocheton.
Les deux petites fenêtres entourant la fenêtre centrale, ont pris la même dimension. La partie arrière de la villa, couverte d'un toit à la Mansart, a été allongée sur la gauche. Le petit bâtiment accolé sur la gauche, disposant d'une petite porte d'entrée, a disparu : il devait être le logement du personnel domestique. |
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D'autres décorations "art nouveau" ont été supprimées, un revêtement blanc couvrant uniformément toute la façade. Les plans d'Émile Hurtré sont parvenus jusqu'à nous.

Il a bâti la maison en meulière et brique de Vaugirard, les planchers
étant en fers, les cheminées en faïence. De la rue, la maison semble
assez petite. En fait, un niveau inférieur, donne accès au jardin.
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Malgré une extension et divers remaniements, nous retrouvons aujourd'hui la forme générale de la villa.
L'origine de cette propriété
Elisabeth Garnier possédait avec son époux Alexandre Gibert, vigneron, un terrain de l'ancien potager, planté d'arbres fruitiers ? Il y avaient construit une maison : bâtiment élevé sur terre plein, rez de chaussée formant sous sol, étage divisé en deux pièces. Les propriétaires étaient originaires de Saint Julien du Sault (Yonne), où ils s'étaient mariés en 1869.
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Suite à un jugement pour la vente sur licitation, le terrain a été adjugé, en 1894, à Louis Bouchené, dit Baron, artiste dramatique, qui venait d'acquérir la villa Vista Bella de la rue de Poissy, et à son épouse Claire Bouquari. |
Une parcelle voisine a été acquise simultanément par Louis Baron d'Alexandre Chantelou et de son épouse, Marguerite Zentler, habitant à Poissy. Cette dernière en avait hérité de sa mère, Anne Clémence Gibert, maîtresse d'hôtel, veuve en premières noces d'Adolphe Joseph Brullée et, en secondes noces, de Jacob Zentler. Ce dernier avait acquis le terrain, lors de la vente par lots, en 1883, par la dernière propriétaire du château, Marie Henriette Paradis, comtesse de Labenne.
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Louis Bouchené, dit Baron, et son épouse ont ainsi reconstitué le premier lot de l'ancien potager du château. Ils l'ont vendu, en 1898, à Emile Havez, certainement un de leurs amis du monde parisien du théâtre. |
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![]() Ce plan résulte du bornage qui a été effectué en 1894, préalablement à la vente. |
A l'attention des propriétaires actuels : Le géomètre a scellé la borne A au pied du mur bordant le chemin de fer à l'intérieur des jardins. En roche dure, équarrie, scellée au plâtre avec garnis, elle repose sur une pièce de cinq centimes à l'effigie de Napoléon III lauré [orné de laurier] et au millésime de 1862.
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Les villas construites sur la prairie de
la Nourrée
Le jardin de la villa de la Nourrée
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Cette partie de la Résidence Gallieni-Clémenceau a été bâtie sur l'un des lots de la prairie de la Nourrée,. Il avait été acquis par Emile Magitot pour étendre le terrain de la Villa de la Nourrée, qu'il avait fait construire de l'autre côté de l'avenue.
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Nous pouvons toujours voir l'une des extrémités d'un passage souterrain sous l'avenue. Emile Magitot avait obtenu de la municipalité l'autorisation de le construire pour passer d'un côté à l'autre de sa propriété ; en contrepartie, il dut payer à la commune la somme de 500 F, affectée à la construction de la rue de la Ravine. |
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Le propriétaire de cette villa fut, de 1950 à 1955, le photographe Sam Levin, connu pour ses portraits de stars. Cliquez sur sa photo pour lire sa notice biographique. |
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Cette maison, qui a conservé son nom. a, toutefois, subi diverses transformations. L'aspect actuel de la maison laisse penser que sa photo a été imprimée à l'envers sur la carte postale.Cliquez sur l'image pour la retourner.
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La villa est aujourd'hui identifiable par son beau pigeonnier.
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L'aspect actuel de la maison laisse penser que sa photo a été imprimée à l'envers sur la carte postale reproduite ci-contre.
Cliquez sur l'image pour la retourner !
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Cette villa a été construite pour Henri Renoir, frère aîné d'Auguste, le célèbre peintre et père de Jean, le cinéaste. Cliquez sur son portrait pour lire sa notice biographique.
L'acquéreur en 1891, de cette propriété, dont il fit sa résidence principale, était Émile Havez, une personnalité parisienne du théâtre qui devint maire de Villennes. |
Les Roses / Les Bribri
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Qui était M. Beaucamp, l'un des premiers propriétaires de la villa suivante ? Peut-être, un organiste très connu au début du XXe siècle. M. Noë, gérant de la supérette puis poissonnier, a été plus tard propriétaire de cette maison. |
Le Mesnil fleuri
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Ce n'est pas un pigeonnier, muni de volets mais une citerne qui domine la dernière villa de ce côté de l'avenue. |
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Les maisons et les villas du Clos du Pape
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La première maison après les commerces a été construite sur un terrain voisin vendu, en 1879, par la veuve du journaliste financier, Jean Baptiste Paradis, dix ans après leur acquisition du château. |
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La maison, qu'il y avaient bâtie, est-elle celle-ci, représentée sur une carte postale expédiée en 1903 ? |
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A-t-elle été démolie et remplacée ? Ou bien a-t-elle été fortement remaniée, une terrasse remplaçant son étage supérieur, par un architecte pisciacais réputé ? En effet, la plaque-signature de Théophile Bourgeois, qui a bâti de nombreuses villas à Villennes, est toujours visible sur le mur en bordure de l'avenue. |
Une fleuriste et un journaliste
La nouvelle propriétaire, qui a vraisemblablement fait bâtir la maison,
Ursule Désirée Berthau, était fleuriste ; ses parents
fabriquaient des jouets. Née à Paris en 1828, elle décéda à
Triel-sur-Seine en 1906.
Son époux est plus connu : Georges Jauret, journaliste et écrivain. Il a certainement connu le précédent propriétaire, Jean Baptiste Paradis, rédacteur des deux journaux La Presse et Le Bien-être universel, dont il a été l'un des collaborateurs.
Un agent de change
Cette imposante maison devint, ensuite, la propriété de l'associé d'un agent de change parisien, Antoine de Perpigna.
La famille des propriétaires de la ferme de Marolles
Emmanuel Dubreuil, beau-frère de Benoît Redaux, propriétaire de la ferme de Marolles et maire, acquit ensuite la maison. Elle disposait de communs, d'une serre et d'une salle de bains indépendante.
Le propriétaire rejoignit dans le caveau familial, à la fin de l'année 1900, son gendre Aquilas Cauchoix, devenu propriétaire de Marolles et maire, qui l'y avait précédé quelques mois plus tôt. C'est donc son petit-fils Aquilas Henri Cauchoix, qui hérita de la maison ainsi que de la ferme de Marolles mais il se sépara de cette propriété, après avoir fait reconstruire le logis de la ferme. Il se fit élire maire, à son tour.
Un agent immobilier
Raoul Parigot, qui a succédé aux fondateurs de l'Agence Mirgon, a été propriétaire de cette maison jusqu'en 1935.
La Croix-Rouge
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Nous reconnaissons la maison actuelle sur plusieurs cartes postales, où elle est présentée après la Seconde Guerre mondiale. |
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Elle avait alors été aménagée en aérium de la Croix-Rouge. |
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C'est la première des deux maisons mitoyennes actuelles, qui constituaient un seul bâtiment à l'origine, en face du potager du château. |
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Elle consistait, en 1866, en un principal corps de bâtiments ayant 3 pièces en bas, trois chambres au premier étage, grenier au dessus, combles couvert de tuiles. Grange en retour derrière le dit corps de bâtiment, cave sous maison et grange. Cette maison a été baptisée ultérieurement L'Orangerie puis Les Bambins. |
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Dans la cave voutée furent mises à jour, vers 1915, deux sépultures décrites par Marcel Mirgon : ces sarcophages, grossièrement taillés dans la pierre du pays, contenaient, l'un les restes d'un adulte, l'autre ceux d'un enfant, quelques poteries. |
Des architectes
La maison appartint successivement, de 1909 à 1924, à trois architectes, dont Lucien Desnues qui construisit le presbytère de Villennes. Architecte en chef de la ville de Paris, il eut d'importantes responsabilités dans l'organisation des Jeux Olympiques de 1924 et de l'Exposition coloniale de 1931.
Antoine de Perpigna, qui possédait la maison voisine, lui vendit le jardin situé de l'autre côté de la rue avec l'obligation de ne pas planter des arbres à plus de 1 mètre au dessus de la clôture coté rue du Président […] et de ne pas gêner la vue de la propriété de Monsieur de Perpigna.
L'ingénieur des mines, chercheur d'or
Lucien Desnues loua sa maison à Edouard Comboul qui y résidait entre ses séjours à
l'étranger. Après avoir découvert et exploité des mines d'or en Guyane
française puis en Suisse, il se consacra à la mise en valeur des
ressources aurifères de l'Abyssinie, devenue l'Ethiopie.
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Appelée autrefois "Villa des Falaises", la maison mitoyenne de la précédente partage la même histoire.
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Elle a appartenu à la famille Binet, qui possédait de nombreux terrains à Villennes, en particulier dans le Clos du pape et le Bois des Falaises. Après le décès du Docteur Edouard Binet, elle a été acquise, en 1916, par Henri Bernardeau, avocat et artiste-peintre.
Le propriétaire suivant fut l'industriel André Létang, héritier et dirigeant avec ses deux frères d'une très ancienne société fabriquant des moules pour chocolat. Il possédait la villa Les Groux, de l'autre côté de la rue Gallieni.
Après la Seconde Guerre mondiale, la villa Clairefontaine a été la propriété du Docteur Fernand Hanon, gynécologue, l'un des "accoucheurs" de la France libre, premier président de l'Association Culturelle de Villennes.
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