La commémoration de la fin de la Grande guerre et la privatisation de la Française des Jeux
La mémoire de Villennes·Lundi 11 novembre 2019·Temps de lecture estimé : 3 minutesPublic
Le rapprochement de ces deux événements est justifié par l’origine de la Loterie nationale dont la FDJ est l’héritière depuis 1976 : ce jeu de hasard n’avait,alors, pas pour but d’alimenter les caisses de l’Etat. En novembre 1933, a eu lieu,à Paris, le premier tirage devant cinq mille personnes ; son premier gagnant a empoché la somme de 5 000 000 de francs (correspondant à plus de 3 millions d'euros). La Loterie nationale avait remplacé la la loterie organisée par l’association des « Gueules cassées » pour venir en aide aux blessés et défigurés de la Première Guerre mondiale.
L’Union des blessés de la face et de la tête et la Fédération Maginot possédaient, encore, environ 9 % et 4 % du capital de la FDJ avant l’opération d’ouverture du capital en cours.
Cette loterie est décrite sur le site Internet de l’association des Gueules cassées :

En 1927, une première souscription assortie d’une tombola est lancée par les « Gueules Cassées ». Entre 1931 et 1933, les « Gueules Cassées », associés avec « Les Ailes Brisées » et les autres associations de victimes de guerre (les Amputés de Guerre, les Aveugles de Guerre, les Mutilés des yeux, les Plus Grands Invalides …) lancent une souscription nationale assortie d’une tombola qui sera appelée « La Dette ». Le premier billet est remis solennellement à M. Gaston Doumergue, président de la République, lors de sa visite au domaine de Moussy-le-Vieux. Cette tombola connaît un succès considérable. Les lots vont de la bicyclette à l’avion de tourisme !!!
La Loterie nationale a été, en 1938, sur le point de disparaître :
La Loterie Nationale, qui n’avait été créée que pour un an et reconduite par chacune des lois de finances successives, faillit bien disparaître aux termes d’un décret-loi du 12 novembre 1938 qui stigmatisait le « grave danger d’ordre moral des jeux … car l’amélioration des situations personnelles ne doit plus être attendue du hasard… ». Devant l’émoi et l’énergie des associations d’anciens combattants qui craignaient pour la survie de leurs œuvres, un nouveau décret vint repousser à 1942 la suppression de la Loterie Nationale.
Source : Gallica (affiche de Pierre Fix-Masseau)
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